Plateforme
Droits de l’Homme

François Croquette : « il existe une valeur ajoutée française »

Date : 23 juillet 2020

A l’occasion du lancement du site internet de la Plateforme Droits de l’Homme (PDH), M. François Croquette, ambassadeur pour les droits de l’Homme, nous a accordé une interview à propos de la Plateforme, sa création et ses missions.

Pourriez-vous nous présenter brièvement votre rôle en tant qu’ambassadeur français pour les droits de l’Homme ?

La fonction d’ambassadeur pour les droits de l’Homme existe depuis une quinzaine d’années au ministère des Affaires étrangères. Elle consiste à animer et coordonner la réflexion et l’action de la diplomatie française sur les droits humains. Mon rôle est également de porter le message de l’universalité des droits de l’homme telle que nous les concevons dans les instances multilatérales, à Genève et New York notamment, mais aussi à Bruxelles, à Addis ou à Vienne. À cela s’ajoute une dimension moins connue mais importante, qui consiste à veiller aux débats sur la mémoire de la Shoah, alors que cette mémoire est aujourd’hui fragilisée voire instrumentalisée par certains pays.

Comment avez-vous accueilli cette initiative de la création de la Plateforme française Droits de l’Homme (PDH) ?

La création de la Plateforme française des droits de l’Homme est une excellente nouvelle. Elle apporte une visibilité accrue à l’écosystème très dense des ONG de défense des droits humains en France. Certaines sont issues d’une longue tradition, d’autres sont plus récentes, elles sont actives en province comme à Paris, mais elles manquent parfois d’une reconnaissance de leur rôle, que ce soit au niveau des autorités françaises ou des organisations internationales.

Comment percevez-vous cette coalition d’ONG engagées pour les droits de l’homme, pour le métier et pour le monde associatif français ?

Je perçois la Plateforme comme un partenaire et un allié, dans le respect de nos différences de positionnement. C’est le sens des premières actions que nous avons soutenues. La Plateforme apporte une expertise reconnue et permet un partage d’expérience très utile. Elle aura aussi une valeur ajoutée en matière de formation. Sur tous ces points, il existe une valeur ajoutée française.

Qu’attendez-vous de cette initiative, en termes de missions ?

J’espère précisément que la Plateforme contribuera à faire entendre cette différence, cette petite musique française et francophone, dans le concert des institutions internationales. Sur le lien entre développement et droits humains, sur l’abolition universelle de la peine de mort, sur les questions de genre et sur les droits des femmes, il est urgent que ce message retrouve toute sa force.