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Droits de l’Homme

đŸ‘„ Retours sur la ConfĂ©rence PDH: “Droits humains sous pression : Quelles stratĂ©gies collectives?”

Comment continuer à agir pour les droits humains aujourd’hui et quelles stratĂ©gies collectives ? Tel Ă©tait le fil rouge de l’AG de la PDH du 28 mai, animĂ©e par Peggy PASCAL de la Cause et dĂ©composĂ©e en 2 temps:

Le matin, les adhĂ©rents se sont interrogĂ©s sur “comment continuer Ă  agir avec une forte perte de ressources?” (notamment financiĂšre et humaine), autour des tĂ©moignages de deux organisations constituĂ©es uniquement de bĂ©nĂ©voles, SolidaritĂ© Internationale LGBTQIA+ (SIL) avec son prĂ©sident fondateur Robert SIMON et le Collectif des Familles de Disparus d’AlgĂ©rie (CFDA).

Accompagnement Ă  la dĂ©croissance, (re)mobilisation de bĂ©nĂ©voles, documentation de crimes, importance du soutien d’un collectif tel que la PDH, fonds intermĂ©dié  de nombreux Ă©changes qui ont permis de dĂ©finir des grandes lignes de prioritĂ© pour les mois et annĂ©es Ă  venir pour la PDH.

Ces Ă©changes et ces priorisations ont Ă©tĂ© poursuivis l’aprĂšs-midi lors d’une confĂ©rence ouverte sur le thĂšme “comment continuer Ă  agir pour les droits humains face Ă  un pouvoir autocratisant?” en deux tables rondes :

– L’une consacrĂ©e Ă  l’état des lieux des menaces pesant Ă  l’international et en France sur les droits humains avec une analyse internationale de StĂ©phanie Tchiombiano, chercheuse et professeure Ă  la Sorbonne; un centrage sur les libertĂ©s associatives françaises avec David Ratinaud, responsable plaidoyer au Mouvement Associatif et enfin une prĂ©sentation du rapport de la PDH par Charlotte sur la situation du point de vue des ONG françaises du secteur DH

– La seconde table ronde Ă©tait consacrĂ©e aux retours d’expĂ©rience d’organisation de dĂ©fenseur·es des droits humains confronté·es Ă  l’érosion dĂ©mocratique et aux dynamiques d’autocratisation, par la parole de membres de la FIDH :

  • Katherine Gallagher (Center for Constitutional Rights, États-Unis),
  • AndrĂĄs KristĂłf KÁDÁR (co-directeur du Hungarian Helsinki Committee, Hongrie),
  • Alessio Sangiorgi (Unione Forense per la Tutela dei Diritti Umani, Italie).

Ils ont tous soulignĂ© que le recul de l’État de droit s’opĂšre souvent de maniĂšre progressive : affaiblissement des contre-pouvoirs, pressions sur les mĂ©dias, restrictions  ou coupes des financements des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, remise en cause de la participation citoyenne (discours de dĂ©fiance et de disqualification) et restriction de l’espace civique (attaques des libertĂ©s associatives et de manifestation notamment). Face Ă  ces attaques, leurs tĂ©moignages prĂ©cieux a permis de montrer que les organisations de dĂ©fense des droits humains dĂ©veloppent de nouvelles formes de rĂ©sistance fondĂ©es sur les coalitions, le contentieux stratĂ©gique, le plaidoyer international et le renforcement des solidaritĂ©s locales. Les Ă©changes ont Ă©galement rappelĂ© que la dĂ©fense des droits humains constitue une participation dĂ©mocratique lĂ©gitime et essentielle Ă  dĂ©fendre. MalgrĂ© les dĂ©fis, les panĂ©listes ont insistĂ© sur l’importance de relier les luttes, de maintenir des espaces de mobilisation collective et de construire des rĂ©ponses communes face aux reculs dĂ©mocratiques observĂ©s dans de nombreux pays.

Un grand merci à nos intervenant.e.s, la FIDH, notre animatrice et tout.e.s les participant.e.s pour ces échanges.