Comment continuer à agir pour les droits humains aujourdâhui et quelles stratĂ©gies collectives ? Tel Ă©tait le fil rouge de lâAG de la PDH du 28 mai, animĂ©e par Peggy PASCAL de la Cause et dĂ©composĂ©e en 2 temps:
Le matin, les adhĂ©rents se sont interrogĂ©s sur âcomment continuer Ă agir avec une forte perte de ressources?â (notamment financiĂšre et humaine), autour des tĂ©moignages de deux organisations constituĂ©es uniquement de bĂ©nĂ©voles, SolidaritĂ© Internationale LGBTQIA+ (SIL) avec son prĂ©sident fondateur Robert SIMON et le Collectif des Familles de Disparus dâAlgĂ©rie (CFDA).
Accompagnement Ă la dĂ©croissance, (re)mobilisation de bĂ©nĂ©voles, documentation de crimes, importance du soutien dâun collectif tel que la PDH, fonds intermĂ©dié⊠de nombreux Ă©changes qui ont permis de dĂ©finir des grandes lignes de prioritĂ© pour les mois et annĂ©es Ă venir pour la PDH.
Ces Ă©changes et ces priorisations ont Ă©tĂ© poursuivis lâaprĂšs-midi lors dâune confĂ©rence ouverte sur le thĂšme âcomment continuer Ă agir pour les droits humains face Ă un pouvoir autocratisant?â en deux tables rondes :
– Lâune consacrĂ©e Ă lâĂ©tat des lieux des menaces pesant Ă lâinternational et en France sur les droits humains avec une analyse internationale de StĂ©phanie Tchiombiano, chercheuse et professeure Ă la Sorbonne; un centrage sur les libertĂ©s associatives françaises avec David Ratinaud, responsable plaidoyer au Mouvement Associatif et enfin une prĂ©sentation du rapport de la PDH par Charlotte sur la situation du point de vue des ONG françaises du secteur DH
– La seconde table ronde Ă©tait consacrĂ©e aux retours dâexpĂ©rience dâorganisation de dĂ©fenseur·es des droits humains confronté·es Ă lâĂ©rosion dĂ©mocratique et aux dynamiques dâautocratisation, par la parole de membres de la FIDH :
- Katherine Gallagher (Center for Constitutional Rights, Ătats-Unis),
- AndrĂĄs KristĂłf KĂDĂR (co-directeur du Hungarian Helsinki Committee, Hongrie),
- Alessio Sangiorgi (Unione Forense per la Tutela dei Diritti Umani, Italie).
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Ils ont tous soulignĂ© que le recul de lâĂtat de droit sâopĂšre souvent de maniĂšre progressive : affaiblissement des contre-pouvoirs, pressions sur les mĂ©dias, restrictions  ou coupes des financements des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, remise en cause de la participation citoyenne (discours de dĂ©fiance et de disqualification) et restriction de lâespace civique (attaques des libertĂ©s associatives et de manifestation notamment). Face Ă ces attaques, leurs tĂ©moignages prĂ©cieux a permis de montrer que les organisations de dĂ©fense des droits humains dĂ©veloppent de nouvelles formes de rĂ©sistance fondĂ©es sur les coalitions, le contentieux stratĂ©gique, le plaidoyer international et le renforcement des solidaritĂ©s locales. Les Ă©changes ont Ă©galement rappelĂ© que la dĂ©fense des droits humains constitue une participation dĂ©mocratique lĂ©gitime et essentielle Ă dĂ©fendre. MalgrĂ© les dĂ©fis, les panĂ©listes ont insistĂ© sur lâimportance de relier les luttes, de maintenir des espaces de mobilisation collective et de construire des rĂ©ponses communes face aux reculs dĂ©mocratiques observĂ©s dans de nombreux pays.
Un grand merci à nos intervenant.e.s, la FIDH, notre animatrice et tout.e.s les participant.e.s pour ces échanges.